Citations d'Ozanam
" La Charité ne doit jamais regarder derrière elle, mais toujours devant, parce que le nombre de ses bienfaits passés est toujours très petit et que les misères présentes et futures qu'elle doit soulager sont infinies. "
" Si quelque chose me console de quitter la terre avant d'avoir fait ce que j'ai voulu, c'est que je n'ai jamais travaillé pour les louanges des hommes, mais pour le service de la vérité. "
" La question qui divise les hommes de nos jours n'est plus une question de formes politiques, c'est une question sociale, c'est de savoir qui l'emportera de l'esprit d'égoïsme ou de l'esprit de sacrifice ; si la société ne sera qu'une grande exploitation au profit des plus forts ou une consécration de chacun pour le bien de tous et surtout pour la protection des faibles. "
" L'ordre de la société repose sur deux vertus : justice et charité. Mais la justice suppose déjà beaucoup d'amour ; car il faut beaucoup aimer l'homme pour respecter son droit qui borne notre droit et sa liberté qui gêne notre liberté. Cependant la justice a des limites ; la charité n'en connaît pas. "
" J'ai connu les doutes du siècle présent, mais toute ma vie m'a convaincu qu'il n'y a de repos pour l'esprit et le cœur que dans la foi de l'Église et sous son autorité. "
" Il semble qu'il faille voir pour aimer et nous ne voyons Dieu que des yeux de la Foi notre Foi est si faible ! Mais les hommes, mais les pauvres, nous les voyons des yeux de la chair, ils sont là et nous pouvons mettre le doigt et la main dans leurs plaies et les traces de la couronne d'épines sont visibles sur leur front ; et ici l'incrédulité n'a plus de place possible et nous devrions tomber à leurs pieds et leur dire avec l'Apôtre : Tu es Dominus et Deus meus.
Vous êtes nos maîtres et nous serons vos serviteurs, vous êtes pour nous les images sacrées de ce Dieu que nous ne voyons pas, et ne sachant pas L'aimer autrement, nous L'aimerons en vos personnes. "
" Il faut mettre la main à la racine du mal, et par de sages réformes diminuer les causes de la misère publique. "
" Nous n'avons pas deux vies, l'une pour chercher la vérité, l'autre pour la pratiquer. "
" L'Espérance ! Le tort de beaucoup de chrétiens de nos jours, c'est d'espérer peu. C'est à chaque combat, à chaque obstacle, de croire à la ruine de l'Église. Ce sont les apôtres dans la barque pendant l'orage : ils oublient que le Sauveur est au milieu d'eux. "
" Nous sommes tous comme les ouvriers des Gobelins qui, suivant les plans d'un artiste inconnu, s'appliquent à assortir les fils de diverses couleurs sur le revers de la trame. Ils ne voient pas le résultat de leur travail. C'est seulement quand tout est terminé qu'ils peuvent admirer à l'aise ces fleurs, ces figures, ces scènes splendides et dignes des palais des rois.
Ainsi de nous : nous travaillons, nous souffrons ici-bas sans en voir le terme ni le fruit. Mais Dieu le voit, et quand il nous relève de notre tâche, il montre à nos regards émerveillés ce que Lui, le grand artiste invisible et présent partout, a fait de toutes ces fatigues qui nous semblent si stériles, et Il daigne placer dans son grand palais ces faibles œuvres de nos mains. "
" Le principe d'une amitié véritable c'est la charité et la charité ne peut exister dans le cœur de plusieurs sans s'épancher au dehors ; c'est un feu qui s'éteint faute d'aliment, et l'aliment de la charité ce sont les œuvres. "
" Je crois qu'il faut enfin s'occuper du peuple, infiniment plus qu'on ne l'a fait par le passé. Les plus chrétiens se sont trompés en se croyant quitte envers le prochain quand ils aveint pris soin des indigents, comme s'il n'y avait pas une classe immense, non pauvre, qui ne veut pas d'aumônes, mais des institutions… "
" Un seul moyen de salut reste, c'est que, au nom de la Charité, les chrétiens s'interposent entre les deux camps (celui des riches et celui des pauvres)… et cette charité, étouffant l'égoïsme des deux partis, diminuant chaque jour les antipathies, les deux camps se lèveront, ils détruiront leurs barrières de préjugés, ils jetteront leurs armes de colère, et ils marcheront à la rencontre l'un de l'autre, non pour se combattre, mais pour se confondre, s'embrasser et ne plus faire qu'une seule bergerie sous un seul pasteur. "
" Le christianisme n'a point fait l'humanité mais il l'a refaite ; il ne crée pas, il transforme… Le christianisme réforme l'homme par la reconnaissance de l'esprit ; la famille, par le droit des faibles ; la cité, par la conscience publique… le christianisme n'a rien aboli, il a tout régénéré. "
" Il faut porter une main hardie sur cette plaie du paupérisme… J'ai peur que si la propriété ne sait se dépouiller librement, elle ne soit tôt ou tard violemment compromise… et je ne puis oublier que les barbares, les prolétaires d'alors, forcèrent les anciens habitants de l'empire au partage des terres… "
" … Ne reléguons pas nos croyances dans un domaine de spéculation et de théorie, prenons-les au sérieux et que notre vie en soit l'expression continuelle. "
" L'Évangile vous fait un devoir de se dévouer tout entier au service de cette société qui vous repousse et vous méprise… "
" Messieurs, on reproche à notre siècle d'être un siècle d'égoïsme et l'on dit les professeurs atteints de l'épidémie générale, cependant, c'est ici que nous altérons nos santés, c'est ici que nous usons nos forces. Je ne m'en plains pas, notre vie, ma vie vous appartient. Nous vous la devons jusqu'au dernier souffle et vous l'aurez. Quant à moi, Messieurs, si je meurs, ce sera à votre service. "
" Un saint patron n'est pas une enseigne banale pour une Société. C'est un type qu'il faut s'efforcer de réaliser, comme lui-même a réalisé le type divin de Jésus-Christ. C'est une vie qu'il faut continuer, un cœur auquel il faut réchauffer son cœur, une intelligence où l'on doit chercher des lumières. "
