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La "Solitude", nouvelle forme de pauvreté

La Société de Saint-Vincent-de-Paul met en pratique depuis plus de 175 ans la "charité de proximité". Le constat observé par nos 17 000 bénévoles sur le terrain confirme que la solitude devient de plus en plus synonyme d’exclusion.

Le mot du président de la Société de Saint-Vincent-de-Paul

Il faut le dire : aujourd’hui, l’argent ne résout plus tous les problèmes…

Au XXIe siècle, la pauvreté n’est plus seulement un manque de ressources. Elle a, dans nos sociétés occidentales, de nouveaux et multiples visages.
Chaque jour, les bénévoles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul rencontrent des personnes âgées seules, des enfants livrés à eux-mêmes qu’il faut accompagner, des adolescents en désarroi, des mamans seules et sans soutien, des chômeurs sans horizon, des jeunes sans emploi, des familles éclatées, des proches de prisonniers dans des situations douloureuses, des bras cassés de la vie, des démunis devant les papiers administratifs…

Mais aussi, des pauvres en besoin de douche, de soins, de vêtements, de meubles, d'hébergement temporaire, de nourriture… Au cÅ“ur de cette misère, bien souvent un point commun : la solitude.

Oui, sur le terrain nous avons découvert la solitude comme une des principales pauvretés de notre temps : les pauvres, aujourd’hui, sont les exclus.

Pour faire réagir l’opinion publique, la Société de Saint-Vincent-de-Paul lance sa troisième campagne nationale contre la solitude, le dimanche 31 mai et lundi 1e mai (week-end de la Pentecôte).


Nous ne sommes pas les seuls à le dire :

Robert Rochefort, Directeur-général du Credoc (Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de vie) :
« Le véritable risque nouveau c’est l’isolement et la solitude. Toutes les sociétés occidentales sont confrontées  à cette fragilisation du lien social, à tous les âges de la vie. La plupart des problèmes  les plus cruciaux ont une relation avec la montée de la solitude. »

Yves Duteil :
« La solitude, l'isolement, sont des maux d'aujourd'hui, auxquels seule la chaleur humaine peut répondre. »

Mère Teresa :
« La plus grande des pauvretés, c’est de n’exister pour personne. »

Mgr Jean-Pierre Ricard, président de la Conférence des évêques de France, in « Etre là où ça fait mal » de Jean Cherville : « Le rôle de nos sociétés de charité s’accroît douloureusement avec l’apparition de nouvelles pauvretés, avec les plaies du chômage et les difficultés à se loger, les violences et les difficultés familiales. »

Mgr Jacques David, évêque d’Evreux :
« La solitude est une des plus redoutables pauvretés de notre société. Invisible, impalpable, sans visage, omniprésente. Ils sont innombrables celles et ceux qui ont le sentiment qu’ils n’intéressent pas et ne comptent pour personne. La vie va si vite pour tous ; les sollicitations diverses les tirent en tous sens. Il ne reste plus de temps pour les solitaires ! »